Tout n'a pas à être fini pour être habitable. Vous avez le droit de vivre dans ce qui n'est pas terminé — c'est même la seule façon de tenir dix ans sur un projet.
Une des trente-six. Elle ne reviendra pas avant trente-six jours.
Il se remplit tout seul, un matin à la fois, et il vit dans ce
navigateur. Votre espace le garde d'un téléphone à
l'autre — il n'y monte que des numéros et des dates.
Ce que c'est, et ce que ce n'est pas
Trente-six cartes, écrites ici, pour ce site. Ce n'est pas un tarot : les
arcanes ont deux siècles d'iconographie derrière eux, et les singer en trente-six vignettes
serait malhonnête. Ce jeu-là parle de ce qu'on reconnaît quand on est queer — le placard, le
prénom, la table où l'on garde votre place — et ne prédit rien du tout. Une carte dit ce qu'on
peut faire de sa journée, pas ce qui va y arriver.
Pourquoi la même pour tout le monde
Parce qu'une carte tirée au sort pour chacun·e ne se raconte pas. Celle-ci change à minuit,
heure de Paris, et elle est identique pour qui l'ouvre : on peut donc en parler
avec quelqu'un qui l'a vue aussi. C'est la seule page du site qui ait cette propriété.
Comment elle est tirée
Sans tirage au sort, et sans rien retenir de vous. Le jeu est parcouru d'un pas régulier —
dix-sept cartes plus loin chaque matin, ce qui suffit à visiter les trente-six avant d'en
revoir une seule. Deux passages d'une même carte sont donc toujours séparés de
trente-six jours, jamais moins. La carte du 3 mars 2031 est déjà décidée ; elle
n'est écrite nulle part, elle se recalcule.